THE IRISH PUB

Le premier pub de discussion sur l'Irlande, sa musique, ses traditions etc !
Le Site­Accueil­Portail­FAQ­Rechercher­S'enregistrer­Membres­Groupes­Connexion
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujetPartager | 
 

 Légendes Irlandaises

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
Andrea77
Shamerock'Spirit
Shamerock'Spirit


Féminin Nombre de messages: 917
Age: 25
Réputation: 0
Date d'inscription: 30/04/2005

MessageSujet: Légendes Irlandaises   Ven 3 Fév - 17:42

Comme personne n'a encore créée ce topic, je me lance.

J'adore les légendes Irlandaise alors je vais commencer par vous raconter une légende que tous les Irlandais connaissent :

L'Histoire de Cuchulainn :


Présentation

Cuchulainn est l'archétypique de la vaillance. C'est le défenseur de la tribu, celui qui n'utilise des pouvoirs magiques que pour faire le bien de son peuple et combattre le mal. Comme bon nombre de héros, il sert d'intermédiaire entre les dieux et les humains. Ainsi, c'est le principal héros des légendes du cycle d'Ulster. On dit de Cuchulainn qu'il est le fils de Deichtire, la soeur (ou la fille) du roi Conchobar, et que son père est le dieu Lug.
Même s'il est le fils de Lug, Cuchulainn n'est pas un dieu. Il s'agit plutôt d'une figure héroïque, un guerrier semi-divin doué d'une habileté, d'une force et d'une fureur peu communes : une sorte d'Hercule celtique à l'existence glorieuse mais brève, car vouée à une fin tragique. Cuchulainn le sait pour en avoir été averti par des signes prémonitoires et par des visions. Il se préparera tout de même à combattre l'inéluctable, afin d'accomplir héroïquement son destin.


L'enfance de Cuchulainn

Le programme héroïque de Cuchulainn commence dès l'enfance. Son nom originel est Setanta, (le « chemin ).
Setanta apprit vite à se battre, mais on ne prit conscience de sa force et de son courage que lorsqu'il tua à sept ans un chien féroce. Un soir, il se présenta à une heure tardive à la porte d'une maison où le forgeron CULANN recevait le roi Conchobhar Mac Nessa. Le jeune héros fut attaqué par le chien de garde et, pour sauver sa vie, il écrasa la tête de l’animal contre la porte.
Ce dernier est très mécontent de la perte de son chien de garde. Cuchulainn se met alors à son service pour faire amende honorable jusqu'à ce qu'un nouveau chien soit dressé.
On décida que Setanta serait dorénavant appelé Cuchulainn (le « Chien de Culann»).

Cuchulainn est élevé à la façon des artistocrates celtiques. Ainsi, il est éduqué par son père adoptif le poète Amairgin (ou Amorgen). L'historien Sencha lui enseigne la sagesse, Fergus l'art de la guerre, le druide Cathba la magie et tandis que les guerrières Aifa et Skatha (ou Scathach) lui offrent aussi leur savoir. Cette dernière deviendra d'ailleurs sa maitresse et lui donnera un fils, Conatt, qu'il tuera par mégarde au cours d'un combat.

Avec tous ces enseignements, Cuchulainn développe jusqu'à l'invraisemblable la folle fureur qui l'anime à la bataille, en l'obligeant à frapper aveuglément quiconque, ami ou ennemi, se trouvant à sa portée. En temps ordinaire, il diffère des autres physiquement. Ainsi, au lieu d'être grand, blond et barbu comme les siens, il est petit brun et imberbe. C'est en partie pour cette raison qu'il est parfois considéré comme un étranger. Au cours d'un combat, sa fureur est telle que son physique s'en trouve atteint. Ainsi, ses cheveux se dressent et une goutte de sang ou une étincelle apparaissent au bout de chaque mèche. Des flammes sortent de sa bouche. Une bosse de la taille d'un poing se forme alors sur son front. Un jet de sang noir sort du haut de son crâne et peut atteindre la hauteur du mât d'un grand navire. Un oeil est enfoncé dans son orbite tandis que l'autre devient gros et globuleux. Il brandit alors une lance barbelée, la gae bolga qui, dit-on, ne rate jamais sa cible. On dit aussi que pour le calmer, il faut le baigner dans trois bains successifs d'eau glacée.

Un jour, les dieux ordonnent de faire un choix. Il doit choisir entre une longue vie ou la renommée. Il opte pour la renommée, mais se trouve alors lié à une obligation permanante (geis) : il ne devra jamais passer devant un foyer sans en goûter la nourriture et ne jamais manger de viande de chien. Ainsi, il lui est prédit que son dernier acte sera, comme le premier, le meurtre d'un chien, et qu'alors il saura que sa mort est proche.


Le plus fameux de ses exploits : la Razzia de Cooley

Lorsque, dans son quotidien, il revenait à une humeur plus calme, il était fort apprécié des femmes. Il tomba amoureux d’EMER, la fille de Forgall, un chef très rusé dont le château était situé près de Dublin. Cuchulainn lui demanda la main d'Emer mais Forgall, contre cette union, lui fit comprendre qu'il devait encore affermir sa réputation de guerrier et lui conseilla de suivre un apprentissage auprès de Domhall, le champion écossais. Celui-ci lui dit que la meilleure personne qui put le former à l'art de la guerre était SCATHACH, une princesse guerrière de la Terre des Ombres. Il se rendit dans ce pays et servit Scathach. C'est elle qui enseigna au jeune héros le saut qu'il faisait pendant les batailles. Pendant un an et un jour, Scathach initia Cuchulainn qui devint l'amant de sa fille, UATHACH. Scathach semblait craindre pour la vie de Cuchulainn et lui déconseilla, sans succès, de défier sa sœur Aoifa. Mais le héros triompha de celle-ci par la ruse. Plus tard, elle devint sa maîtresse et de leur union naquit Conlai. Cuchulainn revint enfin chez Forgall pour réclamer la main d'Emer, mais il dut affronter Forgall et ses guerriers, qui mourut en voulant échapper au héros.

Proclamé champion d'Irlande à la suite d'une compétition où il risqua sa tête, Cuchulainn devint invincible au combat singulier.
Le plus fameux des exploits de Cuchulainn se déroule lors du conflit qui oppose les provinces de Connaught (ou Connacht) et d'Ulster. Cet épisode est connu dans la mythologie irlandaise sous le nom de Razzia de Cualngé, Razzia de Cooley ou encore Tain bô Cualngé. Voici un résumé des évènements qui donne un aperçu du rôle que tient Cuchulainn :

Un jour, la reine Medb de Connacht se querelle avec son mari Ailill. Enervée, elle décide d'aller voler le Taureau brun de Cualngé qui appartient à Dare, le roi d'Ulster. Il faut souligner qu'à cette époque, les razzias de bétails sont fréquentes. Avant de partir, Medb passe en revue son armée. Chaque section de cette armée lui parait meilleure encore que la précédente. Elle termine par celle de son champion, Cornac. Enfin, les troupes partent. Elles avancent rapidement. En effet, les hommes d'Ulster ne peuvent offrir qu'une faible résistance : ils sont soumis au sortilège de la déesse Macha qui les rend faibles comme des femmes en couches pendant cinq jours et quatre nuits. Cependant, Cuchulainn possède assez de force pour combattre et arrive à se positionner sur un gué avec son conducteur de char de manière à repousser les troupes de Medb et à défendre l'Ulster.

Medb décide alors d'envoyer ses meilleurs guerriers pour vaincre Cuchulainn, mais tous périssent. Elle envoit alors Ferdia, le frère de Cuchulainn. Celui-ci refuse tout d'abord de combattre, mais la reine use de son pouvoir de persuasion et le fait changer d'avis en jouant sur son honneur. Ferdia ayant recu la même éducation par Scatach que son frère Cuchulainn, il a sensiblement la même force. C'est pourquoi les deux frères se combattent trois jours durant. A la fin des deux premières journées, ils s'embrassent, mais au troisième jour, Cuchulainn est pris de fureur et blesse mortellement Ferdia avec sa lance barbelée (gae bolga). Il embrasse alors une dernière fois son frère avant de l'emporter avec ses armes de l'autre côté du gué, en Ulster.

Le combat n'est pas pour autant terminé ! Il reprend sur le gué. Pendant que les Ulstériens dorment, les hommes de Connacht pénètrent en Ulster et volent le Taureau brun de Cualngé. Le roi Conchobar et ses hommes se réveillent, mais il est trop tard : la reine Medb et ses hommes ont déjà regagné leur territoire. Fière d'avoir capturé le Taureau brun, elle le contemple, lorsque celui-ci est pris de fureur. Il s'attaque alors au Taureau blanc de Connacht. La reine se retrouve sans taureau, les deux ayant péri. La paix est alors rétablie, tout du moins pour une courte période.


La mort de Cuchulainn

Un jour, la reine Medb, n'ayant pas digéré sa défaite face à Cuchulainn lors de la Razzia de Cooley (voir ci-dessus), décide de s'attaquer de nouveau à lui. Elle s'aide cette fois de sorcières spécialement préparer pour le combattre. Dans des circonstances normales, Cuchulainn est invincible au combat, ce qui ne veut pas dire pour autant qu'il est invulnérable. Medb le sait.
Ainsi, la veille avant la bataille, elle ordonne à ses sorcières de se métamorphoser, tandis que Cuchulainn déambule. Il s'arrête devant des personnes qui font rôtir un chien (en réalité, les sorcières). Il est alors obligé d'obéir à son geis et doit s'arrêter près du foyer pour goûter la nourriture. Malgrè l'autre interdiction du geis qui lui a été faite, il est contraint de manger un peu du chien. Immédiatement, ses pouvoirs diminuent.
Au combat suivant, connu sous le nom de Grand Carnage ou Mag Muirthemne, il est trop faible et reçoit une blessure mortelle.
Il décide alors d'aller se laver dans la rivière, et remarque une loutre, ou "chien d'eau" qui boit l'eau teintée de son sang. Il comprend alors qu'une fois encore, il est le jouet de son destin. En effet, il se rappelle que la prophétie est de tuer un chien au début de sa vie et avant sa mort. Le chien de Culann ayant déjà été tué, il comprend que sa dernière heure est proche.
Pour mourir avec honneur, il s'attache à un pilier en pierre, et meurt ainsi debout. Ses ennemis plus tard, voient trois corneilles se percher sur sa tête. Tous savent alors que Morrigan, la déesse de la mort, est venue le chercher. Ils lui coupent donc la tête.

Photo de Cuchulainn blessé attaché à un pillier.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Andrea77
Shamerock'Spirit
Shamerock'Spirit


Féminin Nombre de messages: 917
Age: 25
Réputation: 0
Date d'inscription: 30/04/2005

MessageSujet: Re: Légendes Irlandaises   Ven 3 Fév - 18:10

Plus de place pour poster à la suite. ssad

Voici une autre légende surement l'une des plus triste du folklore Irlandais:


L'HISTOIRE DES ENFANTS DE LIR

Au temps où le peuple-fée, qui habite sous terre ses palais des collines se choisit un roi après la bataille de Tailtinn, quand Lîr apprit qu'on donnait la couronne à Bôv Derg, son déplaisir fut grand. Il quitta l'assemblée sans prendre congé ni dire mot à personne, car c'était lui, pensait-il, qu'on aurait dû faire roi. Mais si lui s'en alla, on n'en donna pas moins la couronne à Bôv Derg, aucun des cinq concurrents ne la lui enviant, sauf Lîr. Et ce qu'on résolut fut de poursuivre Lîr, brûler sa maison forte, l'assaillir lui-même avec la pique et 1'épée, pour le punir de ne pas s'incliner devant le roi qu'on avait choisi.

- Nous n'allons pas faire cela, dit au contraire Bôv : ce guerrier défendrait n'importe quelle place qu'il occupât ; et d'ailleurs, en suis-je moins roi du peuple-fée parce qu'il refuse de plier devant moi ?

Tout alla de la sorte pendant un assez long temps ; mais enfin un grand malheur tomba sur Lîr: il perdit sa femme, morte après une maladie qui dura trois jours. La chose fut très cruelle, et il avait de la morte un lourd regret dans le coeur.

On parla beaucoup de cette mort en ce temps-là et la nouvelle en circula dans toute l'Irlande, et elle arriva jusqu'au palais de Bôv quand il avait autour de lui les pnncipaux du peuple-fée. Et Bôv dit :

- Si Lîr y tenait, mon amitié lui serait d'un grand secours, aujourd'hui que sa femme n'est plus. Car j'ai ici avec moi les trois jeunes filles les mieux faites, et du plus beau visage, et du meilleur renom qui soient dans toute l'Irlande, Év, Ifé et Ailve, filles d'Oilell, roi d'Arann, auxquelles je sers de père adoptif.

Ses hommes dirent qu'ils trouvaient son idée bonne, et qu'il disait vrai. On envoya messages et messagers, de la part de Bôv Derg, à I'endroit où vivait Lîr, lui mander que s'il lui plaisait de s'allier avec le fils de Dagda et le reconnaître souverain, il en recevrait l'un de ses enfants d'adoption. Lîr, appréciant l'offre, se mit en route le lendemain, avec cinquante chars, du Palais de la Blanche-Colline ; et il prit au plus court, pour atteindre le lieu où vivait Bôv, sur le lac Derg : on lui fit grand accueil, et les gens se montraient pleins d'allégresse et de bonne grâce, et sa suite et lui reçurent toutes sortes d'attentions cette nuit-là. Les trois filles d'Oilell, roi d'Arann, étaient assises sur le même siège que la femme de Bôv Derg, reine du peuple-fée, laquelle était leur mère adoptive. Bôv dit :

- Tu peux choisir entre les trois jeunes filles, Lîr.

-Je ne saurais dire, répondit Lîr, laquelle je préfère ; mais quelle qu'elle soit, l'aînée est la plus noble, et celle qu'il me sied mieux de prendre.

- Puisqu'il en est ainsi, reprit Bôv, c'est Év qui est l'aînée et je te la donne, si c'est ton voeu.

- C'est mon voeu.

II prit donc Év à femme cette nuit-là, demeura une quinzaine, et ensuite l'emmena dans son palais à lui, où il donnerait une grande fête pour leurs noces. Avec le temps, Év lui donna deux enfants, une fille et un fils, dont les noms furent Finuala Blanche-Épaule, et É. Après un temps encore, elle reprit le lit, et cette fois donna le jour à deux fils, qu'on appela Fiachra et Conn ; mais elle mourut à leur naissance. Ce fut à Lîr un lourd poids sur le coeur, et s'il n'avait eu la pensée arrêtée sur ses quatre enfants, il eut été bien près de mourir de chagrin.

La nouvelle parvint à la demeure de Bôv Derg, et tous jetèrent trois grandes, hautes lamentations, pleurant leur fille adoptive ; mais quand ils l'eurent pleurée, voici ce que dit Bôv :

- Nous sommes désolés de savoir notre fille morte, tant pour l'amour d'elle que pour l'amour de l'homme de coeur à qui nous I'avions donnée, et que nous remercions de sa fidélité. Mais l'amitié entre nous ne sera pas rompue, car je lui donnerai pour femme la soeur de l'autre, Ifé.

À cette nouvelle, Lîr vint chercher la jeune fille, l'épousa, et l'emmena chez lui dans son palais. Ifé aimait et honorait les enfants de sa soeur, car en vérité personne au monde ne pouvait voir ces quatre enfants sans leur donner l'amour de son coeur. Bôv Derg avait coutume d'aller souvent chez Lîr pour l'amour de ces enfants, comme aussi de les emmener chez lui pour un bon espace de temps, quitte à les laisser ensuite retourner dans leur maison.

À ce moment-là, le peuple-fée célébrait la fête du Temps, sous chaque colline hantée, à tour de rôle ; et quand ils arrivèrent à celle où vivait Lîr, les quatre enfants, par leur beauté, faisaient la joie et le délice de tous. Ils avaient coutume de dormir en des lits sous les yeux de leur père, et Lîr se levait chaque matin au petit jour pour aller s'étendre parmi ses enfants. Mais ce qui advint de tout cela, c'est qu'Ifé s'enflamma d'un feu jaloux, et qu'elle prit les enfants de sa soeur en dégoût et en haine. Alors elle prétendit être malade d'une maladie qui dura près d'une année entière ; et au bout de ce temps-là, elle acheva un coup de traîtrise, jalousie et cruauté contre les enfants de Lîr. Elle fit mettre au joug les chevaux de son char, monter les quatre enfants, et tous roulèrent vers le palais de Bôv Derg. Finuala n'avait aucune envie de la suivre, car, à la voir, elle devinait qu'Ifé méditait leur mort ou leur perte, et elle avait connu en rêve qu'une trahison contre eux hantait l'esprit d'Ifé. N'importe, elle ne put échapper à ce qui l'attendait. Quand ils furent en route, Ifé dit à ses gens :

- Tuez maintenant les autres enfants de Lîr, qui m'ont ravi l'amour de leur père, et je vous donnerai le choix d'une récompense entre toutes les bonnes choses de ce monde.

- Nous n'en ferons rien, dirent-ils. C'est une mauvaise action qui t'est venue en tête, et tu la paieras un jour.

Et comme ils ne voulaient pas faire à son gré, elle-même prit une épée pour se défaire des enfants ; mais, n'étant qu'une femme, et sans grand coeur, ni grande résolution dans l'esprit, elle ne put aller jusqu'au bout. Ils continuèrent vers l'ouest et le Lac aux Chênes, où elle arrêta les chevaux. Là, Ifé dit aux enfants de Lîr d'aller se baigner dans le lac, et ils firent comme on leur disait ; mais ils n'étaient pas plutôt dans le lac qu'elle les toucha d'une baguette druidique, et jeta sur eux l'apparence de quatre cygnes, blancs et beaux.

Et elle leur dit :

- Partez, enfants du roi ! Votre bonne chance vous est à jamais ravie. Triste sera votre histoire à ceux qui vous aiment.

C'est parmi les vols d'oiseaux qu'on entendra pour toujours vos cris.

- Sorcière, car nous savons maintenant quel est ton nom, dit Finuala, tu nous as frappés sans recours ; mais, même si tu nous pousses de vague en vague, il y aura des jours où nous toucherons terre ; nous recevrons de l'aide quand on nous verra, de l'aide et tout ce qui pourra nous soulager ; même s'il nous faut dormir sur les eaux du lac, nos esprits s'envoleront bien loin de grand matin. C'est une cruauté que tu as faite, Ifé, c'est fin cruelle à ton amour que de nous perdre ainsi sans raison ; la vengeance te poursuivra, tu périras en punition de ton crime, car ton pouvoir pour nous perdre ne passe point, de ceux qui nous aiment, le pouvoir pour nous venger. Et maintenant, fixe un temps à la durée de cet enchantement.

- Je le ferai, dit-elle, et pis vous en prendra de l'avoir demandé. La limite que je pose est que l'enchantement dure aussi longtemps que la Femme du Sud ne rencontrera pas l'Homme du Nord. Et puisque vous voulez le savoir de ma bouche, ni amis ni puissance que vous ayez ne pourra jamais vous délivrer de la forme où vous êtes, jusqu'à ce que vous ayez vécu trois cents ans sur le Lac aux Chênes, trois cents ans sur la Passe de la Moyle entre Irlande et Écosse, trois cents ans à Port Domnann ; et telles seront vos étapes à partir de ce jour.

Mais une manière de repentir alors vint à Ifé, et elle dit :

- Puisque maintenant je n'ai plus d'autres secours à vous donner, au moins vous allez pouvoir garder votre langage ; vous chanterez aussi la douce musique des palais souterrains, si douce qu'elle berce jusqu'au sommeil les hommes de la terre, et il n'y aura point au monde musique qui égale la vôtre ; vous garderez encore la raison qui fut vôtre et la noblesse, en sorte qu'il vous pèse moins de demeurer sous la forme d'oiseaux. À présent, disparaissez de devant mes yeux, Enfants de Lîr, avec vos têtes blanches et votre hésitant langage irlandais. Dure malédiction sur de tendres enfants, que de se voir jetés dehors, au gré du vent farouche ! Neuf cents années sur l'eau, le temps a quiconque serait long pour souffrir. C'est moi qui par ma trahison vous imposerai l'épreuve, le mieux pour vous maintenant est de faire comme je vous dis. Et lui, Lîr, à qui son javelot donna tant de victoires, maintenant en lui son coeur est un noyau de mort. Le gémissement du héros me rend malade, et pourtant c'est bien moi qui ai mérité son courroux.

Alors on saisit les chevaux d'Ifé, on les enjugua à son char, elle poursuivit sa route jusqu'au palais de Bôv Derg, et reçut grand accueil des principaux du peuple. Le fils de Dagda lui demanda pourquoi elle n'amenait pas les enfants de Lîr.

-Je te le dirai, répondit-elle. C'est que Lîr ne t'aime guère, et qu'il ne te confiera pas ses enfants, de crainte que tu ne les gardes tout à fait, et loin de lui.

- La chose m'étonne, repartit Bôv Derg, car j'aime ces enfants-là plus chèrement que les miens-mêmes.

Il pensait, à part lui, que c'était une fourberie de la femme, et ce qu'il fit, ce fut d'envoyer des messagers dans le nord, à la Blanche-Colline. Lîr s'enquit d'eux pourquoi ils venaient.

- À raison de tes enfants, dirent-ils.

- Ne sont-ils pas allés vous voir en compagnie d'Ifé ?

- Non. Et Ifé prétend que c'était toi qui ne voulais pas qu'ils vinssent.

Lîr, à cette nouvelle, eut le coeur brisé de tristesse, car il devinait bien qu'Ifé avait conçu la perte ou la mort de ses enfants. Donc, au petit jour le lendemain, on saisit ses chevaux, et il prit la route du sud-ouest. Quand il fut parvenu jusqu'aux bords du Lac aux Chênes, les quatre enfants virent les chevaux approcher, et Finuala dit :

- Bienvenue soit la troupe de chevaux que j'aperçois venir vers la rive du Lac ! Les hommes qu'ils portent sont puissants, on lit sur eux la tristesse : c'est nous qu'ils poursuivent, c'est nous qu'ils cherchent. Approchons-nous du bord, É, Fiachra, gracieux Conn ! Les arrivants ne sauraient être que Lîr et sa maison.

Lîr, étant venu à la pointe du Lac, s'aperçut que les cygnes avaient la voix de personnes naturelles, et leur demanda comment il se faisait.

- Je te le dirai, Lîr, répondit Finuala. Nous sommes tes quatre enfants à toi, que ta propre femme, soeur de notre mère, vient de perdre sous la poussée de sa jalousie.

- Est-il aucun moyen de vous faire reprendre votre forme ?

- Il n'en est point. Tous les hommes du monde entier n'y pourraient rien, jusqu'au jour où nous aurons fait notre temps, et cela ne peut être avant qu'aient passé neuf cents ans.

En oyant cela, Lîr et ses gens poussèrent trois grandes, lourdes clameurs de chagrin, douleur et gémissement.

- Aimeriez-vous, dit Lîr, venir à terre avec nous, puisque vous avez encore votre même raison et votre mémoire ?

- Nous n'avons, dit Finuala, congé de vivre avec aucun être humain à présent : il nous reste notre langage, l'irlandais, et nous pouvons chanter de suave musique, belle à réjouir toute la race des hommes qui pourrait l'écouter. Passez la nuit ici, nous vous donnerons notre musique.

Lîr et sa maison, donc, firent halte en ce lieu, tendant l'oreille à la musique des cygnes, et cette nuit-là jouirent d'un doux sommeil. Lîr, le lendemain matin, se leva de bonne heure et fit cette chanson :

"Il est temps de quitter ce lieu,
Je ne puis y dormir bien que je sois couché.
Séparé de mes chers enfants,
Voilà qui tourmente mon coeur.
C'est un cruel filet que je jetai sur vous,
Le jour où j'amenai dans ma demeure Ifé.
Je n'aurais jamais formé ce dessein
Si j'avais su ! si j'avais su !
Finuala, gracieux Conn, É, Fiachra, mon fils aux beaux draps,
C'est malgré moi que je vous quitte,
Vous et le havre où vous vivez."

Alors, il poursuivit jusqu'au palais de Bôv Derg, où l'accueillit une bienvenue ; mais Bôv lui fit reproche de ne pas amener ses enfants avec lui.

- Hélas ! dit Lîr, ce n'est pas moi qui refuserais d'amener mes enfants. C'est cette Ifé là-bas, ta fille d'adoption et la soeur de leur mère, qui leur a imposé la forme de quatre cygnes sur le Lac aux Chênes, comme le peut voir tout le peuple d'Irlande ; mais ils conservent encore leur raison, leur esprit, leur voix et leur langage irlandais.

À ces mots, Bôv eut un violent sursaut, car il connut que Lir disait vrai et après un reproche acerbe à Ifé, il lui dit :

- Traîtrise qui pour toi-même, Ifé, finira plus mal que pour les Enfants de Lîr ! Quelle forme toi-même penserais-tu la pire qu'on pût t'infliger?

- La pire serait, je pense, d'être muée en un démon de l'air.

- Et c'est celle ou je vais te changer.

Sur quoi il la toucha de sa baguette druidique, et elle se trouva soudain tournée en un malin esprit de l'air, et en cette figure elle s'enfuit sur l'aile du vent, et elle y est encore, et elle y sera jusqu'à la consommation de la vie et du temps.

Quant à Bôv et au peuple-fée, ils s'en vinrent à la rive du Lac aux Chênes, et y plantèrent leur camp pour écouter la musique des cygnes. Et les Fils des Gaëls avaient coutume d'y venir, non moins que le peuple divin, des quatre coins de 1'Irlande pour les ouïr, car jamais en Irlande il n'y eut musique délicieuse qui se pût comparer à la musique des cygnes.

Eux s'adonnaient, aussi, à conter des histoires, et converser chaque jour avec les hommes d'Irlande, avec leurs anciens maîtres et compagnons d'école, avec leurs amis. Et chaque nuit ils se reprenaient à chanter de très suave musique du pays-fée ; et quiconque oyait cette musique dormait un profond et calme sommeil, de quelque tourment ou longue maladie qu'il fût affligé, car, à ouïr la musique des oiseaux, il goûtait la plénitude du bonheur. Or donc, ces assemblées du peuple divin et des Fils des Gaëls continuèrent là, autour du Lac aux Chênes, pendant trois cents longues années. Et c'est alors que Finuala dit à ses frères :

- Savez-vous que nous avons achevé toute la part de notre âge que nous avons à passer ici, moins la nuit qui vient ?

Les fils de Lîr, à ces mots, furent saisis d'une grande tristesse, car à leur sens, pouvoir converser avec leurs amis et compagnons sur le Lac aux Chênes valait presque autant que de redevenir personnes naturelles, surtout en comparaison de leur sort à venir, sur la mer froide et tourmentée de la polaire Moyle. Ils vinrent le surlendemain parler à leurs deux pères, le vrai et l'adoptif, ils leur dirent adieu, et Finuala fit cette chanson:

"Adieu, Bôv Derg, gage de toute connaissance !
Adieu, père, adieu Lîr de la Blanche-Colline !
Voici venir, je crains, l'heure qui nous sépare.
Plaisante compagnie ! ô douleur, nous partons,
Mais non point pour vous aller voir.
Désormais, amis de nos coeurs.
C'est la Moyle tempétueuse,
Où nous vivrons, sans une voix auprès de nous.
Trois cents ans là, puis trois cents ans
Dans la baie des Gens de Domnann.
Ô pitié ! les Enfants de Lîr
N'auront la nuit pour les vêtir,
Ô pitié ! que la vague et le sel et la mer.
Frères, frais visages pâlis,
Qu'elle quitte à présent le lac,
L'ample troupe qui nous aimait !
Triste est la séparation."

Suite au post suivant

_________________
Mon pays / notre pays


Dernière édition par le Ven 3 Fév - 18:12, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Andrea77
Shamerock'Spirit
Shamerock'Spirit


Féminin Nombre de messages: 917
Age: 25
Réputation: 0
Date d'inscription: 30/04/2005

MessageSujet: Re: Légendes Irlandaises   Ven 3 Fév - 18:12

Suite "les enfants de Lir"

Quand elle eut fini de chanter, ils prirent l'essor, d'une aile vive et 1égere, jusqu'à la Passe de la Moyle, entre Irlande et Écosse. Ce fut une douleur pour les hommes d'Irlande, et ils interdirent de tuer désormais aucun cygne, quelque chance qu'on eût de l'abattre, d'un bout de l'Irlande à l'autre.

C'etait aux enfants de Lîr un cruel lieu pour y vivre que la Passe de la Moyle. Quand ils virent autour d'eux la vaste côte, ils se sentirent noyés de froid, de crainte ; et toutes les misères qu'ils avaient traversées déjà ne leur semblaient rien, au prix de celles qui les attendaient sur la mer. Une nuit, donc, une grande tempête les assaillit, et Finuala dit :

- Frères chéris, ce serait pitié de ne point nous préparer à la nuit qui vient, car la tempête, sans manque, va nous séparer les uns des autres. Fixons quelque lieu où nous puissions nous retrouver, si nous sommes chassés à l'écart cette nuit.

- Décidons, dirent les autres, de nous retrouver à l'Écueil aux Phoques, puisque nous savons tous où il est.

Quand minuit vint, le vent survint avec ; la rumeur des lames s'éleva, dans les éclairs et le tonnerre, l'ouragan déchaîne balaya 1'étendue, et tant, que les Enfants de Lîr se trouvèrent épars sur la vaste mer, et que l'immensité les en égarait, et que pas un d'entre eux ne savait plus ou les autres étaient passés. Mais après l'ouragan tomba un grand calme. Finuala était seule sur la Moyle ; et quand elle vit que ses frères manquaient, elle les regrettait avec des plaintes lamentables, et elle fit cette chanson :

"Quelle pitié de vivre en l'état où je suis,
Mes ailes gelées sur mes flancs !
Peu s'en fut que le vent ne m'ait, dedans le corps,
Brisé le coeur, si É n'est plus.
Trois cents ans sur le Lac aux Chênes
Sans recouvrer ma propre forme,
Ce n'était rien au prix du temps
Qu'il me faut rester sur la Moyle.
Mes trois aimés, mes trois aimés
Dormant à l'abri de mes ailes,
Jusqu'au jour où les morts reviendront aux vivants
Je ne les verrai plus jamais.
C'est grand dommage de survivre
À Fiachra, Conn, sans rien savoir d'eux,
Et c'est grand'pitié d'être là,
Face aux cruautés de la nuit."

Elle attendit toute la nuit, sur l'Écueil aux Phoques, le lever du soleil, et tant, qu'épiant autour d'elle toute 1'étendu de la mer, elle vit enfin Conn approcher, les plumes trempées jusqu'aux os, la tête pendante, et son coeur lui fit grand accueil. Puis Fiachra s'en vint trempé, morfondu, épuisé et ils ne purent comprendre un mot de ce qu'il disait, accablé qu'il était par la froidure et la misère endurées. Finuala le mit sous son aile et dit :

- Nous serions bien aises maintenant si seulement É pouvait nous revenir.

Ce ne fut guère longtemps après qu'ils virent arriver É, la tête sèche et le plumage beau : Finuala lui fit grand accueil et le mit sous les plumes de son poitrail, Fiachra sous son aile droite et Conn sous son aile gauche, de sorte qu'elle les couvait tous trois de son duvet.

- Hélas ! frères, dit-elle, ce fut une cruelle nuit pour nous que la dernière, et plus d'une pareille nous en souffrirons avant d'être quittes.

Après ce jour, ils demeurèrent là un très long temps, endurant sur la Moyle le froid et la misère, jusqu'au temps où enfin une nuit tomba sur eux dont ils n'avaient jamais souffert la pareille, pour le gel, la neige et le vent. Ils pleuraient et gémissaient sur la cruauté de leur sort, le froid de la nuit, 1'épaisseur de la neige, l'aigreur du vent. Et après qu'ils eurent pâti du froid jusqu'à la consommation d'une année, alors une nuit pire encore tomba sur eux au coeur de l'hiver ; ils étaient sur l'Écueil au Phoques, l'eau gelait autour d'eux, et comme ils se reposaient sur le roc, leurs pieds, leurs ailes, leurs plumes gelèrent jusqu'à prendre à la pierre, si bien qu'ils ne pouvaient plus bouger. Et ils se débattirent si fort pour se délivrer qu'ils y laissèrent la peau de leurs pieds, leurs plumes, le bout de leurs ailes après eux.

- Hélas ! Enfants de Lîr, dit Finuala, peineux est le cas où nous sommes, car nous ne pouvons endurer que l'eau salée nous touche, et nous sommes tenus de ne pas la quitter : si le sel de l'eau entre dans nos plaies, c'est pour nous la mort.

Et elle fit cette chanson :

"Cette nuit se passe à gémir, sans plumes pour vêtir nos corps.
Qu'il est froid, le roc inégal, le roc coupant à nos pieds nus !
Cruelle fut notre marâtre, hélas ! de nous jeter le sort,
Qui de nous quatre fit des cygnes sur la mer. L'étuve où nous laver,
C'est le brisant du golfe où vole en écumant la crinière des lames ;
Nous buvons au lieu de la bière du festin, L'amère eau de la marée bleue."

N'importe ! il leur fallut revenir au courant marin de la Moyle, et l'eau chargée de sel était poignante et vive et cruelle pour eux, mais si âpre fût-elle, ils ne pouvaient ni la fuir ni s'en préserver. Ils restèrent le long de la rive à pâtir de toute cette misère jusqu'au jour où leurs plumes de nouveau crûrent, où leurs ailes, leurs plaies se trouvèrent entièrement guéries. Ils abordaient chaque jour à la rive d'Irlande ou d'Écosse, mais il leur allait revenir à la Passe de la Moyle chaque nuit.

Advint qu'un jour ils dérivèrent, dans le Nord de 1'Irlande, à la bouche de la Bann, et ils aperçurent une troupe de cavaliers, beaux à voir, vêtus d'une seule couleur, montant des bêtes excellemment dressées, de robe toute blanche, et courant la route qui vient droit du sud-ouest.

- Savez-vous qui sont ces cavaliers, Enfants de Lîr ? demanda Finuala.

- Non, dirent-ils. Mais ils pourraient bien être une bande soit des Fils des Gaëls, soit du peuple-fée.

Ils approchèrent encore de la côte, pour reconnaître qui c'etait ; et les cavaliers, les apercevant, vinrent au devant, assez près pour tenir conversation. Il y avait là les deux fils de Bôv Derg, É a l'Esprit-Agile, Fergus Sage-aux-Échecs, qui étaient les chefs ; avec eux, un tiers des cavaliers du Pays Divin ; et c'étaient les cygnes qu'ils allaient cherchant depuis un long temps. Lorsqu'ils se furent joints, les uns et les autres mutuellement s'offrirent gracieuse et amicale bienvenue et les enfants de Lîr demandèrent des nouvelles de tout le peuple-fée et, plus que de tous autres, de Lîr, de Bôv Derg, et des leurs.

- Ils sont sains et saufs, leur fut-il répondu, tous au même lieu, dans le palais de ton père sous la Colline-Blanche, célébrant la fête du Temps de façon plaisante et heureuse et sans souci, n'était votre absence, et aussi qu'ils ne savent ce que vous êtes devenus depuis le jour où vous quittâtes le Lac aux Chênes.

- Il n'en fut pas ainsi de nous, dit Finuala : nous avons passé par de grandes épreuves, misères et tourments sur le flux et reflux de la mer, jusqu'au jour où nous voilà.

Et elle fit cette chanson :

"On mène grande joie dans le palais de Lîr ;
On y boit force bière et vin ;
Pourtant froide est la place où cette nuit reposent
Les quatre enfants du roi.
Couverture sans une tâche,
La seule plume vêt nos corps ;
Et pourtant souvent nos habits furent de pourpre,
Nous buvions le doux hydromel.
Notre manger et notre boire,
C'est le sable et c'est l'onde amère de la mer ;
Pourtant nous avons bu souvent aux coupes rondes
La boisson de feuilles de coudre.
Nos lits sont les rocs nus que n'atteint pas la vague ;
Pourtant on nous tendit souventes fois des lits
De duvet ravi aux oiseaux.
Notre tâche est qu'il faut qu'on nage
Dans le gel, la rumeur des eaux ;
Pourtant plus d'une fois une escorte de princes
Chevauchait après nous jusqu'au palais de Bôv.
Voilà qui a flétri ma force
D'aller et de venir dans les courants de Moyle
Sans jamais pouvoir, au soleil,
Jouir de l'herbe tendre et molle.
Lit de Fiachra ou lit de Conn,
C'est l'abri d'une aile, à la mer ;
Lit d'É, c'est le duvet si doux d'une poitrine,
Tous quatre arrangés flanc à flanc."

Alors les cavaliers s'en furent au palais de Lîr et rapportèrent aux princes du peuple-fée tout ce que les oiseaux avaient souffert et en quel triste point ils étaient.

- Nous ne pouvons rien pour eux, dirent les princes ; mais nous sommes joyeux qu'ils soient encore en vie, car ils seront secourus à la fin de leur temps.

Quant aux Enfants de Lîr, ils retournèrent à leur repaire ancien sur la Moyle et y vécurent jusqu'à ce que le temps qu'ils devaient y passer fût passé. Alors Finuala dit :

- Voici pour nous venu le temps de quitter cet endroit : c'est au Port de Domnann qu'il nous faut aller maintenant, après nos trois cents ans ici. En vérité, là-bas, il n'y aura pour nous nul repos, nulle place pour atterrir, nul abri contre la tempête. N'importe ! puisque le temps est venu d'aller, partons sur l'aile du vent glacé, que nous n'allions pas nous perdre.

Ils partirent donc de la sorte, laissèrent derrière eux la Passe de la Moyle, descendirent à la pointe du Havre de Domnann et s'y établirent. C'est une vie de misère et de froid qu'ils y vécurent : une fois, la mer gela autour d'eux, tant qu'ils ne pouvaient plus bouger, et les frères se lamentaient ; mais Finuala les consolait, sachant qu'à la fin de leur temps le secours viendrait.

Ils demeurèrent au Port de Domnann jusqu'à ce que le temps qu'ils devaient y passer fût passé. Alors Finuala dit :

- Voici pour nous venu le temps de regagner le palais de Blanche-Colline, où notre père habite avec toute sa maison, avec tout notre peuple.

- Nous en sommes grandement réjouis, dirent-ils.

Ils prirent donc leur vol légèrement dans l'air pour gagner la Blanche-Colline. Mais voici comment devant eux ils trouvèrent la place : déserte. Rien que des tertres verts et des buissons d'orties, sans un toit, sans un feu, sans un âtre. Les quatre, serrés l'un contre l'autre, poussèrent trois cris de douleur et Finuala fit cette chanson :

"Hélas ! je demeure interdite :
Pas un toit et pas un foyer ! À voir ce qu'il est devenu,
Ce lieu est amer à mon coeur. Pas un chien et pas une meute ;
Pas une femme et pas un roi.
Nous ne l'avons pas connu tel quand Lîr notre père y régnait.
Ni coupe ou corne, ou beuverie dans une salle illuminée ;
Ni jeunes gens ni cavaliers: désert préfigurant tristesse.
Que les gens du lieu soient comme ils sont à présent,
La pensée est lourde à mon Coeur.
Ce soir, il est clair à mon âme que le seigneur du lieu n'est plus.
Ô maison, nous avions coutume d'y voir la musique et les jeux :
C'est change profond de la voir déserte comme elle est ce soir."

Cependant les Enfants de Lîr demeurèrent cette nuit-là dans le lieu qui avait été celui de leur père et de leur aïeul, où eux-mêmes avaient grandi ; et ils chantaient la très suave musique des palais divins.

Le lendemain matin au petit jour, ils s'élevèrent, gagnèrent l'île de Clare, et tous les oiseaux du pays s'assemblaient autour d'eux sur le Lac aux Oiseaux.

C'est environ ce temps-là qu'il leur advint de rencontrer un jeune homme de bonne race, lequel s'appelait Aibric : il avait remarqué ces oiseaux, leur chant lui était doux, il les aimait grandement, et eux l'aimaient. C'est lui qui a rapporté toute l'histoire de leurs aventures et qui l'a mise en bel ordre. Et l'histoire qu'il conta de leur aventure dernière est telle que s'ensuit :

Ce fut après le temps où la foi du Christ et le bienheureux Patrick avaient paru en Irlande, que saint Mohévog arriva dans l'île de Clare ; et à sa première nuit dans l'île, les enfants de Lîr entendirent la voix de sa cloche, qui tintait non loin d'eux. Les frères, à l'entendre, eurent un sursaut de crainte :

- Nous ne connaissons pas, dirent-ils, cette voix grêle et déplaisante qu'on entend.

- C'est la voix de la cloche de Mohévog, dit Finuala, et par elle vous serez délivrés de la douleur et de la misère.

Ils écoutèrent la musique de la cloche jusqu'à ce que matines fussent dites, et ensuite ils se prirent à chanter en sourdine la suave musique des palais divins. Or, Mohévog les écoutait, et il pria Dieu de lui révéler qui chantait cette musique, et il lui fut révé1é que les chanteurs, c'étaient les Enfants de Lîr.

Le lendemain matin, il s'avança jusqu'au Lac aux Oiseaux, vit devant lui les cygnes sur le lac et descendit vers eux jusqu'au bord de la rive.

- Êtes-vous les Enfants de Lîr ? dit-il.

- Nous le sommes, dirent-ils.

- J'en remercie Dieu, dit-il, car c'est pour l'amour de vous que je suis venu jusque dans cette île par-delà toutes les autres îles. Et maintenant, venez à terre, et confiez-vous à moi, que vous puissiez faire de bonnes oeuvres et renoncer à vos péchés.

Sur quoi, ils prirent terre et se confièrent à Mohévog. Il les amena à sa demeure et ils avaient coutume d'entendre la messe avec lui. Il trouva un bon fèvre et lui fit faire pour eux des chaînes d'argent brillant : une chaîne il mit entre É et Finuala, une chaîne entre Fiachra et Conn. Et tous quatre élevaient son coeur et réjouissaient son esprit ; et quant aux cygnes, danger ou détresse ne les trouvaient plus désormais.

Or, en ce temps, le roi de Connacht était Leirgnenn, fils de Colmann; et Déoch, fille de Finghinn, etait sa reine : c'étaient 1'Homme du Nord et la Femme du Sud dont Ifé avait prédit la rencontre. La femme entendit parler des oiseaux, et un grand désir lui vint de les posséder : elle pria Leirgnenn de les lui amener, et il dit qu'il demanderait à Mohevog. Elle jura qu'elle ne resterait pas avec lui une nuit de plus s'il ne les lui amenait pas, et sur-le-champ quitta la maison ; et Leirgnenn envoya après elle des messagers pour la ramener, mais avant qu'ils pussent la rattraper, elle était déja à Kildoûn. Elle revint avec eux ; et Leirgnenn envoya des messagers à Mohévog pour lui demander les oiseaux, mais en vain. Une grande colère le saisit : il alla en personne trouver Mohévog et lui demanda si c'etait vérité qu'il lui eût refusé les oiseaux.

- C'est vérité sûre et certaine, dit le saint homme.

Là-dessus Leirgnenn se leva, s'empara des cygnes et les arracha à l'autel, deux oiseaux dans chaque poing, pour les ramener à Déoch. Mais il n'eut pas plutôt sur eux porté la main que tomba leur plumage ; et ce qu'il y avait à la place des cygnes, c'étaient trois maigres vieillards flétris, une menue vieille flétrie, que n'avaient plus ni chair ni sang.

À cette vue, Leirgnenn eut un grand sursaut, et s'enfuit. C'est alors que Finuala dit à Mohévog :

- Allons, baptise-nous, car notre mort est proche. Et, je m'assure, te séparer de nous ne te coûte pas plus qu'à nous de nous séparer de toi. Ensuite creuse notre tombe, et couche Conn à mon flanc droit, Fiachra à mon flanc gauche, E face à mon visage entre mes deux bras. Et prie le grand Dieu du Ciel qu'il te donne le temps de nous baptiser.

Alors les Enfants de Lîr reçurent le baptême, et ils moururent, et ils furent ensevelis comme Finuala l'avait prescrit, Conn et Fiachra à chacun de ses flancs, É face à son visage ; et on planta sur eux une pierre debout, on y grava leur nom en Ogham fourchu, on dit sur eux les lamentations dernières et leur âme monta au ciel.

Ici finit l'histoire des enfants de Lîr.

A vous de nous raconter vos contes et légendes Irlandaises ! happy

_________________
Mon pays / notre pays
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Caro
Rang: Administrateur
Rang: Administrateur


Féminin Nombre de messages: 2641
Age: 22
Réputation: 3
Date d'inscription: 01/05/2005

MessageSujet: Re: Légendes Irlandaises   Ven 3 Fév - 18:26

Lili! J'espère que tu as fait un triple post pour qu'il n'y ai pas trop de lecture! car sinon c'est pas bien ! lol!!! Merci en tous cas pour notre culture!

_________________
Une odeur de guinness vous envahie?...des paysages tous verts a l'horizon?...un petit air de musique celtique dans la tête?...Bienvenue sur l'Irish pub

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://carodaccorrs.skyblog.com
Andrea77
Shamerock'Spirit
Shamerock'Spirit


Féminin Nombre de messages: 917
Age: 25
Réputation: 0
Date d'inscription: 30/04/2005

MessageSujet: Re: Légendes Irlandaises   Ven 3 Fév - 18:28

@caro je l'ai noté dans le 2ème post : il ne restait plus de place.
Eh oui les légendes prennent de la place. tongue

_________________
Mon pays / notre pays
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
kilkenny
Pub Spirit
Pub Spirit


Masculin Nombre de messages: 1188
Réputation: 0
Date d'inscription: 24/07/2005

MessageSujet: Re: Légendes Irlandaises   Sam 4 Fév - 2:11

Aurélie, un grand merci pour avoir créé ce topic cool

Didonc, tu en sais un rayon sur les légendes irlandaise tongue Pour ma part, jusqu'à ce jour ou ce soir, je connaissais que celle incluant Finn MacCool et Benandonner, les 2 géants irlandais et écossais issus de la légende de la chaussée des géants.
Du coup, j'en apprends un peu plus et ce n'est que mieux.

Oui, la place limité d'un post est un peu embêtant vu qu'il pousse à faire des double voire triples post. Bah, comme c'est toi et que c'est pour donner des infos très interessantes, on te pardonnera great

Vivement les prochaines, je m'en délecte d'avance.

_________________
L'irlande, plus près chaque jour.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.the-irish-pub-site.com
Samuel Lown Corrs
Habitué
Habitué


Nombre de messages: 63
Réputation: 0
Date d'inscription: 08/11/2005

MessageSujet: Re: Légendes Irlandaises   Sam 4 Fév - 11:42

très bien, même s'il en manque!!

_________________
Yeah!
I go to Eire for the Holiday!
It's so great!!!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Dimitri
Rang: Administrateur
Rang: Administrateur


Masculin Nombre de messages: 1393
Age: 27
Réputation: 3
Date d'inscription: 29/11/2005

MessageSujet: Re: Légendes Irlandaises   Sam 4 Fév - 12:35

Pour ceux qui s'intéressent aux légendes irlandaises, je conseille Celtic Mythology, édité chez Geddes&Grosset (ISBN: 1-85534-299-5). En presque 500 pages grand format (limite dictionnaire), tout est couvert !

Seul point négatif peut-être pour certains, c'est en Anglais...

_________________
May your blessings outnumber the Shamrocks that grow
And may trouble avoid you wherever you go.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://dimitrislens.blogspot.com
Gwenog
Pinteur(euse)
Pinteur(euse)


Féminin Nombre de messages: 263
Age: 18
Réputation: 0
Date d'inscription: 30/12/2005

MessageSujet: well, this is one of my favourites!!!!   Dim 5 Fév - 17:03

Voila, voici une autre legende en rapport avec l'Irlande. cool
Excusez moi pour le "e" mais je n'arrive toujours pas à me faire à l'azerty alors je prends mon clavier...LOL tongue
Tomâs Fuilteach vient de l'irlandais " Tomas le sanglant" , pour aller plus vite je n'ai pas mis de majuscule...et ai ecrit "tomâs" "tomas" so sorry !!!! Hav' fun !!!! :roll1:

LES MAUVAIS TOURS DE TOMAS FUILTEACH


En ce temps-la, Tomâs Fuilteach demeurait dans une maison forte, au bord du lac Measg.Il y avait beaucoup de gentilshommes à lui rendre visite,car le bruit courait que Tomas avait des choses merveilleuses chez lui.Mais il y’eut bien des gentilshommes a ne pas revenir, car Tomas les avait tues. C'est la raison pour laquelle on l’appellait Tomas fuilteach » thomas le sanglant ».
Un jour, le seigneur de Clare ;etait venu en visite dans la maison de Tomas, et lui demanda si il avait un musicien.
_ oui répondit-il, et c’est le meilleur joueur de violon( le violoneux, ou fiddler, ce n’est pas comme un violoniste, le fiddler est caracteristique de l’Irlande , il joue uniquement des morceaux transmis de la musique populaire..et non pas du classique) d’Irlande.Mais il est si paresseux qu’il ne jouerait pas un air en presence de quelqu’un, meme si celui-ci lui promettait l’Irlande en pleine possession.
_je te paries mille livres, dit le seigneur de Clare, que j’ai un jouer de violon meilleur que lui !
_ je tiens le pari, dit Tomas fuilteach. Mais je t’assure que personne au monde ne peut voir mon joueur de violon.Celui qui rendra le jugement pourra les ecouter tous les deux, et c’est ensuite qu’il pourra dire qui est le meilleur.
_tres bien, dit le seigneur de Clare.J’enverrai chercher mon joueur de violon des ce soir, et je te confierai le soin de juger à deux musiciens.
On sait bien que le seigneur de Clare eétait sorcier, ainsi que sept de ses ancetres avant lui.Il envoya chercher l’Aveugle Ruse (Dall Glic), qu’il avait chez lui.Cet homme là, qui connaissait la magie, pouvait jouer un air sans avoir de violon à portée de main.Il avait dans sa main un morceau de bois aussi efficace qu’un violon et il pouvait jouer toutes les musiques qu’il voulait.
Quant au joueur de violon de Tomas Fuilteach, c’etait tout simplement une hase noire.Et cette hase noire en realite, c’était la grand-mère de tomas, une vieille sorciere qui avait fait beaucoup de mal dans le pays.Elle residait dans le trou de la grande chambre, dans le haut de la,maison forte, et personne ne pouvait l’approcher à l’exception de tomas fuilteach lui-même.
Le lendemain matin , l’Aveugle Rusé du seigneur de Clare s’en alla tranquillement vers la demeure de Tomas, au bord du lac de Measg.L’aveugle rusé ne craignait rien car il était en relation avec les « bonnes gens » ( le peuple feerique).Il y trouva deux musiciens que le seigneur de Clare avait envoyes pour juger entre les deux joueurs.
Le jouer de violon de Tomas fuilteach commenca, et aussitot que l’Aveugle Ruse eut entendu la musique, il comprit qui etait celui qui jouait ainsi. Il dit au seigneur du Clare :
_c’est le jouer de violon qui m’a forme et tout appris.Il ne me servirait a rien de rivaliser avec lui, car je ne suis pas à moitie aussi fort que lui.
_C’est bon dit le seigneur de Clare à Tomas fuilteach.J(avoue que ton joueur de violon est plus fort que le mien.Je te dois mille livres mais, puisque je m’avoue vaincu, fais en sorte que je voie ton joueur de violon.
_C’est impossible répondit Tomas.Il a une maladie inguerissable et si quelqu’un le voyait, il tomberait mort immediatement.
Le seigneur de Clare n’insista pas, mais en lui-même, il se disait qu’il le verrait quand même.Cette nuit la, quand tout le monde fut endormi dans la maison forte, le seigneur de Clare se leva.Il monta jusqu'à la porte de la chambre ou etait le joueur de violon de Tomas, et il s’efforca de regarder à l’interieur par le trou de la serrure.
Il y’avait une belle lumiere dans la chambre, mais il ne vit personne.Il ouvrit doucement la porte, mais des qu’il eut mis la tete a l’interieur, la hase noire lui envoya dans les yeux un jet d’eau qui l’aveugla.Il n eput rien voir, et quelque peu inquiet, il retourna se coucher dans sa propre chambre.
Le lendemain le seigneur de Clare dit a Tomas qu’il aimerait bien aller a la chasse.
_ tre bien, repondit Tomas fuilteach.Il y’a justement un lievre noir dans la vallee, entre le lac et le cimetiere, mais jusqu'à present , je n’ai jamais reussi a le ratrapper.
_ j’ai une chienne qui court tres vite, dit seigneur de Clare.Je te parie mille livres qu’elle l’attrapera.
_je tiens le pari, repondit Tomas.Fais venir ta chienne aussi rapidement que possible, et nous nous mettrons en chasse.
Le seigneur de Clare envoya des messagers chercher sa chienne, et le lendemain, au matin,la chienne etait dans la maison, pres du lac de Measg.Alors, la chasse commecna.
Tomas Fuilteach et le seigneur de Clare sortirent tous les deux de la maison forte et se rendirent dans la vallee.Quand ils furent arives pres d’une touffe d’ajoncs qui obstruait le fond de la vallee, Tomas Fuilteacht poussa un cri et frappa des mains.Le lievre noir apparut immediatementet se mit a courir.Le seigneur de Clare lacha sa chienne, et ils partirent tous a la porquite du lievre.Ils coururent en tous sens perdant au moins sept heuresn mais la chienne ne reussit pas a rattraper le lievre, et elle etait si fatiguee qu’elle se coucha sur le sol.Quand au lievre, il rentra aussitôt dans son terrier, a travers les ajoncs.
_je jurerais que c’est un lievre enchante !!s’ecria le seigneur de Clare
_je ne sais pas quelle dorte de lievre c’est dit tomas.J’ai souvent mis des chiens dessus et j’ai meme tire sur lui, mais sans succes :je n’ai jamais pu lui faire tomber un poil.Je crois que tu as raison et qu’il sagit d’un lievre ensorcele.
Le seigneur de Clare alla en avant et penetra dans la touffe d’ajoncs.Il decouvrit le trou qui etait dans la terre.Il en dortait une odeur si fetide qu’il recula sans avoir le temps de l’examiner.Mais il savait bien que c’etait la que se terrait le lievre.Il appella tomas Fuilteach et lui montra le trou.
_Certes, dit tomas, j’ai deja vu bien souvent ce trou, et je ne m’en approcherai pas d’avantage.Qu’importe d’alleurs : j’ai gagne mon pari .
_non pas !s’ecria le seigneur de Clare .C ‘etait un lievre ensorcele ui etait la , et il n’y a pas de chien au monde qui soit capable de le rejoindre.Je me battrai plutot que d’admettre que tu as gagne le pari !
_ah ! c’est donc cela !repondit tomas.Tu cherches a te battre ? et bien , soit !battons-nous puisque tu le veux .
Chacun d’eux tira son epee et ils de precipiterent l’un sur l’autre.Le seigneur de Clare lanca a tomas Fuilteach un coup qui lui immobilisa la main droite, et il failli avoir le dessus lorsque le lievre noir surgit de la touffe d’ajoncs.Il jeta sur le seigneur de Clare un souffle rempli d’eau entre els deux yeux de telle sorte que le seigneur en fut aveugle.Tomas Fuilteach en profita pour le frapper de la pointe de son epee en plein dans le ventre, et ses entrailles se repandirent dur l’herbe humide.
_il est probable que tu en as assez de ce combat ! s’ecria tomas en ricanant.
Quand le seigneur de Clare fut mort.Tomas Fuilteach l’enfouit dans le trou puant et retourna chez lui.Mai la chienne du seigneur de Clare resta pres du trou a gemir d’une maniere pitoyable, et cela jusqu'à ce qu’elle mourut de douleur et de chagrin.
Le lendemain, comme on ne savait pas ou se trouvait le seigneur de Clare, son serviteur demanda a Tomas q’il l’avait vu.Tomas repondu qu’il l’avait laisse avec sa chienne dans la vallee en train de chasser le lievre noir, et qu’il ne l’avait pas vu depuis .Les serviteurs chercherent partout, mais il ne le trouverent pas, et les gens du pays dirent qu’il atait tombe dans le lac.

_________________
Hullooo back everyone !!! L'irish est de retour avec un petit peu plus de vocabulaire....the back of the most odd dubliner...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Gwenog
Pinteur(euse)
Pinteur(euse)


Féminin Nombre de messages: 263
Age: 18
Réputation: 0
Date d'inscription: 30/12/2005

MessageSujet: suite !!sorry !!!   Dim 5 Fév - 17:07

Quant a Tomas Fuilteach, il continuait a bien se porter.Il avait deux sœurs, mais sa grand-mere les avait ensorcelees, car un beau jour, elles s’etaient fachees contre elle.Il y avait un passage, sous la terre qui conduisait au trou de la vieille dans le château, depuis une ile au milieu du lac Measg.Sur l’ile, il y’avait une forteresse qu’on appelait le château des DEUX VIEILLES.Devant cette forteresse se dressaient deux tas de pierre et les osuers, a cause du sortilege, etaient obligees de se battre a coup de pierre, de telle sorte que , chaque jour, elles devaient epuiser tout le tas qui etait devant chacune.Et la grand-mere se tenait tout a cote pour les regarder se battre jusqu'à ce qu’elles eussent jete toutes les pierres de leur tas.Alors, la vieille ramassait les pierres et en faisait deux autres afin que le combat puisse recomencer le lendemain matin.
C’etait une grande torture pour els deux sœurs, et elles projeterent de tuer la grand-mere qui les opprimait ainsi sans pitie.Mais la vieille etait bien trop rusee pour se laisser surprendre.Cela dura ainsi pendant plusieurs annees, jusqu’au jour ou les duex sœurs se transformerent en belettes.Elles le pouvaient, car elle avaient apercu leur grand –mere faire des choses de ce genre et elles avaient retenu les formules que celle-ci prononcait pour changer son aspect.
Ce jour-la, la grand-mere vint devant le château pour les voir, comme d’habitude, pour les voir se battre a coups de pierres.Alors qu’elle leur criait de commencer, l’une des sœurs lui sauta dans la bouche et l’etouffa.Puis toutes deux creuserent un trou dans le sol du château et y enterrerent le corp de la vieille en prenant soin de disposer deux tas de pierres par-dessus.Ces deux tas, on peut els voir encore aujourd’hui sur une ile , au milieu du lac Measg, ce qui prouve que cette histoire est vraie !!!!


Au bout de la semaine Tomas Fuilteach ne vit pas revenir la vielle en sa maison forte, il interrogea ses deux sœurs pour savoir ou etait allee leur grand-mere.Elles repondirent qu’elles ne savaient pas ce qu’elle etait devenue et qu’elles ne l’avaient pas vue depuis une semaine.
_tant pis !!!!!dit tomas fuilteach.Ou qu’elle soit, qu’elle y reste et que nous n’ayons plus jamais de ses nouvelles !!!(mdr)
A cette epoque , tomas avait une truie extraordinaire.Cette truie avait d’abord appartenu a sa grand-mere, mais celle-ci l’avait donnee a Tomas.C’etait une truie hors du commun, car elle donnait naissance a des petits cochons tous els mois , et tomas se rejouissait de voir qu’elle etait si feconde.
Quand les cochons furent sevres, tomas les conduisit a Galway pour les vendre a la foire.Il arriva que le cure de Galway en acheta six, et quand le domestique du pretre les eut emmenes a la maison il leur donna beaucoup a manger car il esperait els engraisser tres vite.
Le lendemain, le pretre alla dans la porcherie pour voir comment se portaient les petits cochons qu’il avait achetes.Il ‘avait pas fait un pas dans la porcherie qu’il poussa des ailes aux cochons et qu’ils s’envolerent sous son nez et disparurent dans le ceile en poussant des cris aigus…LOL
Le pretre se signa et dit au demostique
-C’etait des petits cochons ensorceles, mais je sais que c’est a Tomas Fuilteach que je les ai achetes.Je sais a quoi m’en tenir now, et j’aurai du me mefier.Il serait juste que ej ‘nai aucun rapport avec ce maudit sorcier du diable, mais j’irai quand meme le trouver demain matin et je l’obligerai a me rendre mon argent !!!!!
Le lendemain le cure de Galway se presenta dans la maison de Tomas Fuilteach, sur les bords du lac Measg.
_quelle sorte de petits cochons m’as-tu vendu l’autre jour ? demanda-t-il
_assurement, les meilleurs cochons qui soeint en Irlande, repondit Tomas
-Voleur !! s’ecria le pretre.C’etait des cochons ensorceles, si tu ne me rends pas mon argent, je ferai un exemple de toi et tu finiras pendu !!!
_qu’est-ce que c’est que cette histoire ?? retorqua Tomas Fuilteach.Tes cochons, je sais bien ou ils sont : chez toi , dans ta porcherie.Ce n’est pas de ma faute , si tu ne les voie pas !
_ je ne te crois pas ! repris le pretre.Tu cherches a me tromper une fois de plus, mais je ne me laisserai aps faire !
_ eh bien ! repondit calmement Tomas, retourne chez toi, et je veux bien etre pendu , si les petits cochons que je t’ai vendus ne sont pas dans ta porcherie a attendre que tu les nourissent !
Le pretre , qui voulait en avoir le cœur net, se hata de revenir chez lui.Il alla directement a la porcherie et y trouva les petits cochons.Il n’en manquait pas un seul.Alors, il appella son domestique.
_Je pense que se ne sont pas de vrais cochons, dit –il .Iln’est donc pas normal que nous les gardions dans ma demeure.Demain , tu iras a la foire et tu les vendras.
Le elndemain matin, le domestique se leva de bonne heure et s’en alla jusqu'a la porcherie pour donner a manger aux petits cochons.Mais c’est a peine si il les reconnut tant ils avaient grandi.Il alla raconter cela au pretre et lui idt que c’etait grande pitie de els vendre puisqu’ils profitaient si vite.
_cela m’est bien egal , repondit le pretre.Pour rien au monde ils ne resteront dans ma maison !
Le domestique alla donc a la foire de Galway pour y vendre les petits cochons.Mais en fait se n’etait plus des petis cochons tellement ils avaient grossi en si peu de temps.C’est un homme nomme Tadhg Mor qui les acheta et en donna un bon prix.Quand il paya le prix des cochons, il demanda au domestique du pretre qui il etait et ou il demeurait.
_Je suis le domestique du pere Mac Diarmuid repondit-il.
-Cela me plait, dit Tadgh Mor.Les cochons me porteront chance puisqu’ils etaient chez un pretre.
Tagh Mor conduisit les cochons chez lui.Il les fit entrer dans la porcherie et leur donna abondante nourriture.
Le matin suivant, il retourna dans la porcherie, pour voir si les cochons se portaient bien mais au lieu de cochons , il vit six grands chiens noirs qui aboyaient a faire pitie.Tdagh fut rempli d’etonnement, mais aussi de colere.Il fit un pas en arriere, et comme la porte etait restee ouverte, les chiens se precipiterent au-dehors en aboyant encore plus fort, comme si ils etaient sur les traces d’un fox.Taghd n’eut pas le temps d’aller chercher son cheval et de les poursuivre.Sa fureur etait elle qu’il n’eut de cesse d’aller trouver le cure de Galway.Et, quand il fut dans la maison du pretre, il lui demanda quelle sorte de cochon il lui avait vendus.
_Mais, je ne t’ai jamais cendu de cochons !repondit le pretre
_c’est exact ! mais c’est ton domestique qui me les a vendus Je suppose qu’ils etaient a toi !
_C’est juste, mais qu’est-il donc arrive aux cochons ?
-je vais te el raconter dit Tadgh Mor.
Et il se lanca dans un long discours, n’omettant pas un seul detail sur ce qui s’etait passe.
_tres bien, fit le pretre en soupirant.Je vias te rendre ton argent !
Il donna l’argent a Tadgh Mor , et quand ce dernier fut parti, il alla tout de suite a la maison de Tomas Fuilteach, sur les bords du lac Measg.Il demanda alors a Tomas de lui rendre l’argent qu’il lui avait verse pour le prix des cochons, et surtout de ne plus k’importuner avec ses tours .3
_bien ! bien : dit tomas Fuilteach ne te faches pas.Je vais te donner sept fois le prix que tu a paye pour les cochons…mais a condition que tu me donnes ta parole que tu ne viendras plus m’assourdir !
_ je te le promets , je ne viendrai plu dit le pretre.
Tomas Fuilteacht lui donna k’argent et le pretre partit pout retourner chez lui, tres satisfait de l’operation, car en somme toute, il avait fait un gors benefice sur els cochons sans avoir beaucoup depense.Le lendemain, il s’en alla payer la rente d’une annee au proprietaire de la terre qu’il tenait.Il avait deja sortit sa bourse dans laquelle il avait mis l’argent donne par Tomas Fuilteach, mais quand i ll’ouvrit , il s’appercut qu’elle ne contenait que des petits cailloux !
Il comprit bien quel etait celui qui lui avait joue un tel tour !Il presenta ses excuses a son proprietaire en disant qu’il ‘etait trompe de bourse et revint chez lui fort mecontent et maudissant Tomas Fuilteach.
Mais le pretre n’en avait pas fini avec le sorcier.Le dimanche suivant , alors qu’il commencait a celebrer la messe dans l’eglise qui etait remplie de monde, on vit arriver deux chiens qui se remirent a aboyer si fort devant la porte que les gens n’entenfaient plus un seul mot de la messe.Et quand le pretre monta a l’autel, une centaine de corbeaux entrerent dans l’eglise et se mirent a croasser avec tant de violence que le pretre ne put continuer la messe plus longtemps.
Tres contrarie par l’evenement, il ecrivit immediatement a l’eveque, lui racontant tout ce qui s’etait passe et lui demandant conseil.L’eveque lui repondit qu’il viendrait lui-meme le dimanche suivant et qu’il apporterait une dent de St Patrick, celle-ci pasant pour conjurer tous les mauvais sorts qui pouvaient s’abattre sur l’Irlande.
Quand le jour fut venu, l’eveque entra dans l’eglise, bien avant le commencement de la messe.Or, les chiens arriverent et se mirent a aboyer tres fort devant la porte.Mais ils ne s’appercurent pas que l’eveque etait alle derriere eux :il les frappa soudain d’un coup de la dent de St Patrick ce qui les transforma immediatement en deux rochers qu’on peut encore voir devant l’eglise.Puis, lorsque les corbeaux s’asssemblerent pour croasser pendant que le pretre celebrait la messe, l’eveque jeta la dent en l’air et aussitôt tous els corbeaux tomberent morts sur les dalles de la nef. Les deux chiens , c’etaient les deux sœurs de Tomas Fuilteach, et les corbeaux, c’etaient les nomreux servituers, qui appartenaient tous au peuple des fees.
Quant a Tomas Fuilteach, il vecut encore de longues annees, mais il se garda bien de causer du tort aux pretres et aux moines.

Cependant, le roi de Conchobar allait souvent lui rendre visite en sa maison forte, pres du lac Measg.Et, un jour, il vint dans l’esprit de Tomas Fuilteach que si le roi Conchobar mourait, il serai lui-même elu roi a sa place.Cette idee fit tellement son chemin que Tomas decida de se debarasser du roi.Il promis de l’or et de l’argent pour tuer le roi, mais les gens avaient tellement d’estime pour Conchobar qu’il ne trouva jamais personne pour lui faire de mal.
Tomas Fuilteach commencait a croire qu’il ne reussirait jamais a debaucher quelqu’un pour eliminer el roiIl se decida donc a agir lui-meme.C’etait en hiver, alors qu’il gelait et qu’il y’ avait beaucoup de neige sur la terre.Il invita le roi a venir chez lui, lui disant qu’il avait un secret a lui confier et que personne ne devait etre au courant.Le roi vint donc sans escorte, tres curieux de savoir quel etait le secret dont voulait l’entretenir Tomas Fuilteach.
Mais, sur le chemin du lac Measg, quand le roi arriva aupres d’uen source gelee, sous un grand arbre, il fut frappe a la tete par une grosse pierre et il tomba sur le sol glace.Avant qu’il put se relever, il recut un coup de couteau dans le corps et il mourut.On le retrouva la, le lendemain matin, son petit chien a cote de lui, hurlant desesperement mais qui n’avait pas voulu le quitter.
On pensa bien que c’etait Tomas Fuilteach qui avait tue le roi, mais il n’y avait aucune preuve et aucun temoignage pour le faire pendre.Quand les gens du pays surent que le roi Conchobar etait mort, ils vinrent en foule se recueillir devant son corps, et Tomas Fuilteach ne fut pas le dernier a accourir et a se lamenter plus fort que els autres, faisant mine d’avoir un chagrin qui ne s’erreterait jamais.
Mais la nuit suivante, alors queTomas etait dans sa chambre, a se reposer, la porte s’ouvrit et le fantome du roi entra, le saisit et e jeta contre le sol.Il ne put edicter un seul mot tant il avait peur.Un sang tres rouge coulait du corps de Tomas Fuilteach, de telle sorte que toute l’eau du lac Measg n’aurait pu laver tout ce sang et en enlever la moindre trace.Quand il fut un peu revenu a lui,il quitter la chambre, mais le fantome du roi le saisit de nouveau et le frappa encore une fois contre le sol.Il crut que tous ses os etaient brises.Quand l’horloge sonna minuit, le fantome le quitta , mais Tomas Fuilteach n’etait plus capable de faire un seul mouvement, et il mourut quelques jours plus tard, alors qu’une grande tempete se dechainait sur la maison forte, pres du lac Measg, et que la foudre frappait le toit et faisant ecrouler les murs.Quant il fut mort, Tomas Fuilteach devint aussi noir que du charbon,et c’est a peine si les hommes purent el mettre dans un cercueil tant il repandait une odeur infernale.
Un parent de Tomas Fuilteach obtint la terre qui environnait la maiso forte.Il ne fut pas mong a mettre un toit neuf sur le château, et ensuite epousa une jeune fille.
Le soir du mariage, comme els parents des nouveaux epoux s’asseyaient a table pour prendre leur repas dans las maison forte, il se produisit un tremblement te terre qui secoua tout l’edifice et brisa tous els meubles qu’il contenait.Une grande crainte s’empara de la compagnie, et la plupart des gens ne furent pas longs a se disperser.Seuls, deux ou trois personnes, qui avaient du courage, resterent avec les jeunes maries.
Vers onze heures, ils se trouvaient ensembles dans une salle du rez-de-chaussee quand ils entendirent un bruit terrible au-dessus de leurs tetes, comme s’il y avait des gens qui braillaient et se battaient.La jeune epousee tomba de faiblesse et de peur, et quznd elle fut revenue a elle, elle dit qu’elle ne resterait pas une seconde de plus en cet endroit, quand bien memeon lui donnerai toute l’Irlande sans partage.Au matin, elle s’en retourna chez son pere,et le mari la suivit.
Une semaine apres, un berger alla demeurer dans la maison mais il ne put y demeurer une deconde nuit.Il raconta que Tomas Fuilteach etait venu a lui, avec un couteau a la main , pour le tuer.Par la suite, beaucoup de personnes vinrent de temps a autre demeurer dans la amison forte, pres du lac Measg, mais tous ceux qui y allerent n’y resterent pas une seconde nuit.Bien qu’il n’y eutpersonne dans cette maison, les gens du voisinage y voyaient de la lumiere et entendaient de grands cris, comme si des hommes se disputaient et se battaient ferocement.Et l’in disait que c’etait Tomas Fuilteach et el diable qui combattaient l’un contre l’autre.Toutes les fenetres du château etaient brisees et els corbeaux y entraient et en sortaient a leur guise en poussant des gemissements lugubres.
La maison forte demeura inoccupee pendant de nombreuses annees,et, pendant ce temps, il n’y eut pas de vache, ni de moutons a aller paturer sur les terres de Tomas Fuilteach qui mourut subitement,sans qu’on put savoir pourquoi.A la fin, un gentilhomme racheta les ruines et fit venir des ouvriers pour restaurer l’edifice.Puis il envoya chercher l’eveque et deux pretres pour y celebrer la messe.Quand ils eurent termine la messe, il lui dirent :
_tu peux demeurer maintenant dans cette maison : Tomas Fuilteach n’y viendra plus te deranger, et le roi Conchobar a obtenu le repos eternel.
Et, effectivement on n’entendit jamais plus parler du fantome qui avait tant trouble la maison forte de Tomas Fuilteach, sur le bord su lac Measg.

From CO.MAYO



Ce recit est une synthese de trois contes recueillis a la fin du XIXe sciecle par l’un des artisans de la renaissance celtique Douglas Hyde, qui fut le premier president de la REPUBLIQUE D’ Irlande.
Le personnage de Tomas Fuilteach , legendaire dans mon pays a une origine historique toutefois : il s’agit du celebre bandit du debut du XIX e sciecle qui commis de nombreux mefaits dans les co.MAYO, GALWAY and ROSCAMMON.Dans l’imaginaire populaire, il est devenu un sorcier aux pouvoirs malefiques tres redoutes…So if u go to Eire, especcially in the Sligo or The Connemara !! TAKE CARE !!!!!=)


[Edit MOrrG] Merci pour cette petite histoire. Si tu peux corriger les fautes de frappe ça serait génial cool
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Bouddha
Leprechaun
Leprechaun


Nombre de messages: 28
Réputation: 0
Date d'inscription: 05/02/2006

MessageSujet: Re: Légendes Irlandaises   Dim 5 Fév - 23:15

Salut à tous!
Je suis toute nouvelle recrue et je me réjouis de parcourir les pages de ce forum tant celle ci est intéressante!!! j'adore les légendes et je n'en connaissais pas venant d'Irlande!! merci à vous pour ce grand bonheur!! great

_________________
¤~_(** Éireann go Brách **)_~¤
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Celtic Girl
Rang: Administrateur
Rang: Administrateur


Féminin Nombre de messages: 1887
Réputation: 11
Date d'inscription: 30/04/2005

MessageSujet: Re: Légendes Irlandaises   Mar 7 Fév - 15:10

Bienvenue Bouddha !

Merci Aurélie et Gwenog pour ces légendes : j'aime leur côté mystique. Merci pour votre temps passés sur votre clavier surtout ! tongue
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.guide-irlande.com
Gwenog
Pinteur(euse)
Pinteur(euse)


Féminin Nombre de messages: 263
Age: 18
Réputation: 0
Date d'inscription: 30/12/2005

MessageSujet: failte!!!!   Mar 7 Fév - 17:34

j'en connais encore plein, en irlande on doit les apprendre par coeur a l'age de 5 ans ... alors cela ne me gene vraiment pas et ca me passionne, il ne me reste plus qu'a tout mettre a l'ecrit...now.... :roll1:

_________________
Hullooo back everyone !!! L'irish est de retour avec un petit peu plus de vocabulaire....the back of the most odd dubliner...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
kilkenny
Pub Spirit
Pub Spirit


Masculin Nombre de messages: 1188
Réputation: 0
Date d'inscription: 24/07/2005

MessageSujet: Re: Légendes Irlandaises   Mar 7 Fév - 20:05

Coucou Bouddha, welcome à toi kikou

Gwenog> Alors fait toi et fait nous plaisir, le topic est à toi happy


Avant qu'elle ne soit postée, je vais vous faire part de la seule que je connaisse. C'est:


La Chaussées Des Géants


Une légende irlandaise raconte, donc, qu'un géant irlandais du nom de Finn MacCool voulait se battre contre Benandonner, un géant d'Ecosse.
Mais il y avait un problème: aucun bateau n'était assez grand pour transporter l'un ou l'autre à la rencontre de son rival! D'après la légende, Finn MacCool résoud le problème en construisant, à l'aide de colonnes de pierre, une chaussée reliant les deux pays.
Benandonner releva le défi et emprunta cette chaussée pour traverser la mer jusqu'en Irlande. Il était plus grand et plus fort que Finn MacCool. Dés que la femme du géant irlandais s'en aperçut, elle décida de ruser de déguiser son mari en bébé. Quand Benandonner arriva à leur maison et vit le " bébé ", il prit peur. Il se dit que si l'enfant avait cette taille, il préfèrait ne pas rencontrer le père. Il regagna en toute hâte l'Ecosse! Et pour être sûr que Finn MacCool ne pourait le suivre, il détruisit la Chaussée derrière lui.


Ici, une photo pour se donner une idée de ce que représentait l'édifice.

La Chaussée Des Géants

_________________
L'irlande, plus près chaque jour.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.the-irish-pub-site.com
Gwenog
Pinteur(euse)
Pinteur(euse)


Féminin Nombre de messages: 263
Age: 18
Réputation: 0
Date d'inscription: 30/12/2005

MessageSujet: le don du fantome   Jeu 9 Fév - 18:21

so, voila une autre légende, c'est l'une de mes préférées...à savourer avec une tasse de tea !!!! great
LE DON DU FANTOME



Dans l’ancien temps, il y avait une homme qu’on appelait Paidîn Ruadh O’kelly (prononcer paydine rua okelly) et qui demeurait au pied de la colline du Petit- Nêifin. Il etait marié, mais il n’avait eu qu’un seul enfant, une fille, qui etait malheureusement aveugle. Les gens du voisinage appelaient cette fille Nora Dall (nora l’aveugle en gaeilige) et murmuraient qu’elle entretenait des rapports avec des bonnes gens (en Irlande les bonnes gens sont en realité les fées, et les farfadets, on les appelle ainsi car ils vivent dans les profondeurs de l’ile oju près des zones megalithiques…),car on la voyait toujours la tête dressée vers le ciel comme si elle écoutait des voix que personne ne pouvait entendre. Il faut dire aussi que Paidin Ruadh était lui-meme bien étrange. Il ne possédait que deux acres de terre autour de sa maison, et il était très pauvre, car sa récolte de pommes de terre était bien maigre. Mais chaque nuit, qu’il fit froid ou chaud, humide ou sec, il sortait de chez lui et s’en allait roder dans la campagne. En fait, il ne savait pas pourquoi il agissait ainsi : quand on lui en demandait la raison, il répondait toujours qu’une force irresistible le poussait à s’en aller ainsi dans la profondeur de la nuit et qu’il lui était impossible de demeurer immobile et allongé dans son lit.
En ce temps-la, les gens croyaient que tous les lutins et les fantomes de la terre sortaient pendant la nuit de Samain pour gater les mures et, assurément personne n’aurait mis la moindre mure dans sa bouche après cette date-la. Mais Paidin n’avait pas peur de bonnes gens, et ce n’était pas la nuit de Samain qui l’aurait empeché de sortir de chez lui et d’aller très loin à travers les collines environnantes.

Donc, une nuit de Samain, Paidin sortit de sa maison, comme il en avait l’habitude, et il marcha longtemps jusqu'à ce qu’il arriva auprès d’une vieille &glise entourée d’un cimetière. La lune était dans son plein et elle donnait une belle lumière car le ciel était sans nuages. Comme il entendait un bruit de branches froissées, Paidin regarda en l’air et vit un grand homme qui sautait d’arbre en arbre.Tous les cheveux qu’il avait sur la tête se dressèrent tout à coup et il sentit qu’une sueur froide lui coulait sur tout le corps. Il ne pouvait meme pas mettre un pied devant l’autre tant il avait peur !!! Le fantome sauta à terre. Il avait des jambes longues et maigres, et l’on voyait presque à travers son corps luisant. Il s’arreta davant Paidin et lui dit :
_N’aie pas peur de moi, je ne te ferai aucun mal. Je sais que ton courage est grand et c’est pourquoi je vais te faire voir la troupe de fées de Connaught qui joue à la balle entre la troupe des fées du Munster au sommet de la colline Grand-(je change de clavier…wait a minute) Nêifin. Je ne pense pas que tu puisses le regretter.
Sur ce, il saisit Paidin par les deux mains, le jeta sur son dos comme on jette un sac plein de ble, sauta sur l’arbre et, ensuite, de branche en branche, parvint au sommet du Grand (lol, 30 secondes…) Nêifin. Il deposa doucement Paidin sur un rocher.

La troupe des fees du Connaught ne tarda pas à arriver. Elle fut suivie par celle des fées de Munster. Elles se mirent à jouer à la balle en présence de Paidin et du fantome, et jamais un homme vivant n’avait contemplé un spectacle si amusant. Paidin riait aux éclats et en avait mal aux cotes. A la fin, le roi des fées de Connaught s’écria :
_Fantome des arbres! selon toi quelle est la troupe qui a gagné cette partie ???
_Assurément c’est la troupe des fées de Connaught ! repondit le fantome.
_ tu es en train de dire un mensonge ! s’ecriat alors le roi de Munster. Nous allons combattre avant d’abandonner la partie à ceux de Connaught !
Ils commencerent à se battre, les uns contre les autres, et ce ne fut pas une mince affaire : ils ne luttaient pas pour rire et bien des cranes furent brisés ainsi que des bras et des jambes, à cette occasion. L’herbe de la colline en devint toute rouge de sang. A la fin, le roi des fées du Munster leva le bras au ciel et cria d’une voix forte :
_ PAIX !!! Je vous cède la victoire cette fois-ci, mais je vous assure que nous combattrons de nouveau pendant la nuit de Beltaine (vous devez la connaître c’est le 1er mai en Irlande, c’est une fête celtique !!)
Alors le fantome des arbres dit aux deux rois :
_payez cet homme que j’ai amené ici, car, sans sa présence vous n’auriez pas pu jouer à la balle.
_C’est juste dit le roi des fées du Connaught. Je vais luidonner une bourse remplie de pieces d’or.
_Je ne serai pas en reste, dit le roi des fées de Munster. Je lui donnerai moi aussi, une bourse remplie de pieces d’or.
Tous deux s’approcherent de Paidin et lui tendirent chacun une bourse. Puis, brusquement les deux troupes disparurent.
_ te voici avec beaucoup d’argent maintenant, dit le fantome à Paidin.Y’a –t-il quelque chose que tu aimerai avoir ?
_Oui en vérité, repondit Paidin. J’ai une fille qui est aveugle de naissance, et je voudrait bien qu’elle put voir clair.
_Ce n’est pas difficile. Elle verra clair demain, avant que les œil ne se couche. Mais il faut que tu suives mon conseil. Il y a un petit buisson qui pousse sur la tombe de ta mère. Prends-en une épine et enfonce la derrière la tête de ta fille. Elle y verra aussi bien que toi. Mais si tu devoiles ton secret à n’importe quel être humain, elle redeviendra aveugle pour toujours. Il est temps à present de quitter cet endroit, car, avant que tu ne retournes chez toi, je voudrais te montrer ma demeure.
Il prit Paidin par les deux main, et le jeta sur son dos, comme la premiere fois, et, il se remit à sauter de branche en branche jusqu'à ce qu’il eut regagné le grand arbre, près de la petite église, au milieu du cimetière. Il deposa doucement Paidin au pied de l’arbre, puis il souleva l’arbre, découvrant ainsi un grand trou dans la terre.
_Suis-moi, dit le fantome en s’engageant dans l’ouverture.
Ils descendirent un bel escalier de pierre et arrivèrent à une grande porte. Le fantome ouvrit la porte et ils entrèrent. Quand Paidin regarda autour de lui, il vit un grand nombre de gens qu’il avait connu autrefois et qui, depuis, étaient morts, tant de sa famille que de son voisinage et cela depuis bien des années. Quelques-uns souhaitèrent la bienvenue à Paidin et lui demandèrent quand et comment il était mort.
_Mais je ne suis pas encore mort ! leur repondit-il
_Tu plaisantes! s’écrièrent-ils, si tu n’était pas mort tu ne serais pas ici, au milieu de la troupe des trépassés.
_Ne crois pas ces gens-la dit le fantome de l’arbre, car ils ne comprennent rien à ce qui se passe. Tu as encore une longue vie devant toi. Viens avec moi maintenant, avant que tu ne retournes chez toi. je vais te donner un petit pot : à n’importe quel moment, quand tu auras besoin de nourriture et de boissons, frappe-le trois fois et prononce ces paroles « Nourriture et boissons, et gens de service ! »Tu auras alors tout ce que tu peux désirer. Mais si jamais tu te sépares de ce pot, tu t'en repentiras. Je vais également te donner un petit sifflet : n’importe ou que tu sois, si tu es dans la détresse et le danger souffle dedans et tu seras secouru. Mais sur ton ame, ne t’en sépare jamais, ou tu t’en repentira amèrement !
La dessus, il prit Paidin par les mains, le mit sur son dos et le reconduisit sur la route qui menait à sa maison. Il le laissa à un carrefour et lui dit encore :
_Sur ton ame, ne raconte à personne ce que tu as vu cette nuit, car tu aurais à t’en repentir, et je ne pourrai plus rien pour toi !
Paidin s’en retourna chez lui, à la pointe du jour, et sa femme lui demenda ou il avait passé la nuit. Il repondit simplement qu’il n’avait pas flané, mais il deposa le petit pot qur la table et prononca les paroles « nourriture et boisson »
Rien ne se produisit. Paidin etait sur le point de maudire le fantome qui lui avait raconté des mensonges, quand il se souvint qu’il avait omis de frapper les trois coups sur le pot. Il donna donc trois coups avant de prononcer les paroles magiques et , aussitôt, deux jeunes femmes sautèrent hors du pot, mirent la table et y placèrent toutes sortes de choses bonnes à boire et à manger. Paidin, sa femme et aussi Nora Dall mangèrent et burent leur content, et quand ils eurent fini, les deux jeunes femmes desservirent la table, rangèrent tout soigneusement et rentrèrent dans le pot ou elles disparurent immediatement.
Alors Paidin dit à sa femme :
_ Nora ne sera plus aveugle. Je vais la guérir sans retard, mais je t’en pris ne me demandes pas de renseignements à ce sujet car il m’est interdit de t’en donner ! si je le faisait elle redeviendrait aveugle comme avant.
_Tu te moques de moi ! s’ecria la femme. Tu sais bien qu’elle est aveugle de naissance et que personne n’y peut rien !
_Attend de voir, dit Paidin, et tu parleras autrement.
Il sortit aussitôt de sa maison et s’en alla dans le cimetière. Il ne s’arreta pas tant qu’il ne fut pas arrivé près de la tombe de sa mère. Il y avait effectivement un buisson épineux qui poussait au-dessus de la tombe. Paidin cueillit une épine et retourna chez lui. Il saisit Nora et il enfonca l’epine qu’il venait de prendre dans la nuque de sa fille. Celle-ci poussa un grand cri et dit :
_Je vois tout !
La mère fut saisie de stupeur et pouvait à peine croire à ce prodige. Quand elle eut pleuré de joie, elle dit à Paidin :
_L’amour et la chaleur de mon cœur, c’est toi Paidin, mon epoux. Tu es vraiment l’homme le meilleur que je connaisse au monde.
Le bruit se rependit très vite dans le voisinage que Nora Dall n’etait plus aveugle et ne méritait plus son nom. Les gens étaient bien étonnés. Mais le bruit se répendit aussi que Paidin etait devenu riche, il fallait bien qu’il soit en rapport avec les bonnes gens, c’était évident. On commenca à raconter des histoires à propos de Paidin, et de nombreux furent ceux qui l’envièrent et voulurent lui causer du tort. Certains finirent pas dire que ce n’etait pas juste qu’il soit en vie et ils imaginerent un complot pour le tuer. Heureusement, parmi eux, il y avait parmi eux une homme qui ne voulut pas qu’il arrive du mal à Paidin. C’etait son propre beau-frere et il vint le prévenir de se qui se tramait. Paidin ne se troubla pas. Il mit le sifflet à sa bouche et souffla dedans. Peu de temps après, il etendit murmurer à son oreille :
_Sors de ta maison et cueille les herbes qui sont dans ton jardin, le long du mur de ta grange. Manges-en tant que tu pourras et distribue le reste à ta femme et à ta fille pour qu’elles fassent de meme. Chacun de vous trois aura autant de fois la force d’un homme qu’il y’a de cheveux sur vos têtes. Avec le maillet, qui est sur le mur de ta maison, tu peux vaincre tout ce qu’il y’a d’hommes dans l’ensemble de ta paroisse. Mais prends bien soin de faire manger ses herbes à ta femme et ta fille, et surtout ne révèle à personne les secrets sont tu disposes.
Au matin suivant, les hommes et les femmes du village vinrent pour tuer Paidin. Ils repetaient partout que Paidin était un homme-fée et qu’il tenait sa richesse du grand diable de l’enfer. Ils entourèrent la maison de Paidin et dirent que si il ne sortait pas ils bruleraient la maison au-dessus de sa tête. Paidin vint à la porte, leur dit de retourner chez eux et de le laisser, car il n’avait commis aucun tort envers eux. Mais ils étaient si énervés contre lui et si furieux que rien ne pouvait les satisfaire, hormis La mort de Paidin. Ils se lancèrent donc à l’assaut de la maison, espérant y mettre bientôt le feu. Mais Paidin saisit le maillet, sa femme un manche de beche et sa fille un manche à balais et tous trois se ruèrent contre leurs assaillants. Ils ne furent pas longtemps à les mettre en tort, laissant derrière eux une bonne partie des leurs, le crane fendu ou les os rompus…Et, depuis ce jour, les habitants du village se gardèrent bien de le provoquer ou de lui causer le moindre tort. Ainsi vécurent heureux, Paidin, sa femme et leur fille.
Mais comme tout à une fin, il fallut bien qu’un jour la femme de Paidin parla du petit pot à l’une de ses voisines. Celle-ci bien qu’ayant promis le secret sur cette affaire, ne put s’empecher d’en parler à une autre femme, de sorte que l’histoire de bouche en bouche, parvint au seigneur qui possédait la terre. Celui-ci vint trouver Paidin et lui dit :
_J’ai entendu raconter des merveilles au sujet d’un petit pot que tu as. Montre-le moi, ou sinon je te fais bruler pour sorcellerie !
Paidin ouvrit son coffre et en sortit le petit pot que lui avait donné le fantome.
_Fort bien, dit le seigneur, mais qui me prouve que cela n’est que vantardise ! Montre-moi la vertu qui est dans ce pot !
Paidin frappa trois coups secs sur le pot, et prononca les paroles qu’il fallait. Aussitot, les deux jeunes femmes sautèrent hors du pot et mirent la table, avec la nourriture et la boisson par-dessus, davant Paidin et le seigneur.
_Sur ma foi ! dit ce dernier, voila un pot qui est bien utile. Et puisque je suis, le seigneur il serait juste que tu me le pretes ! je recois des gentilhommes la semaine prochaine, et je pourrai ainsi les traiter comme ils se doit.
Paidin reflechit à ce qu’il convenait de faire. Il était bien ennuyé, car il ne pouvait refuser d’aider son seigneur malgré tout !
_Ce pot n’aurai aucune vertu sans ma presence, dit-il enfin
_Qu’a cela ne tienne !, s’ecria le seigneur. Tu peux te joindre à nous et tu seras le bienvenu ! La seule chose que je te demande est d’etre bien habillé !
Le lendemain Paidin acheta un nouveau vêtement complet et quand il l’eut mis, il avait si belle allure qu’il s’en fallut de peu pour que sa femme et sa fille ne l’eut reconnu ! Mais elles ne purent s’empecher de l’admirer.
Le jour dit, au petit matin, il prit avec lui son petit pot et alla jusqu'au château du seigneur. Il y avait la une grande quantité de gentilshommes venus de tout le pays avoisinant. Le seigneur fit entrer Paidin et son petit pot dans le grand salon.
_Fais préparer de la nourriture et de la boisson afin que je sache s’il y en aura assez pour caler ces gentilshommes.
Paidin frappa trois coups sur le pot et prononca les paroles qu’il fallait en oubliant pas de rajouter « et les gens de service ! ».Sur-le-champ, six jeunes femmes sautèrent hors du pot. Elles dresserent une très belle table et y disposèrent toutes sorte de choses, les meilleures qu’on eut pu trouver à la cour d’un roi !
Le seigneur fit alors annoncer que le repas etait prêt. Les gentilshommes qu’il avait invités furent plein d’admiration devant la belle table et tout ce qui se trouvait dessus. Ils mangerent et burent à leur faim, mais bientôt un sommeil lourd s’empara d’eux. Quand ils s’eveillèrent le toit du chateau avait disparut sans qu’on s’en rende compte. Ils se demandèrent ce qu’ils etaient venus faire en cet endroit dévasté et retournèrent chez eux, furieux contre le seigneur qu’ils accusaient de s’être moque d’eux.
Quand à Paidin, il etait bien le plus ennuyé de tous. Car il eut beau chercher son petit pot, ainsi que le sifflet dont il ne se separait jamais, il ne les trouva pas, et il s’en retourna chez lui, honteux et confus. Il redevint aussi pauvre qu’il l’avait été. Pendant que lui-meme, le seigneur et ses invités etaient plongés dans leur sommeil de l’ivresse, les bonnes gens étaient venues et avaient emporté le tout. Ainsi tomba le malheur sur Paidin Ruadh O’kelly parce qu’il n’avait pas su garder le secret sur les choses merveilleuses dont lui avait fait don le fantome des arbres.

Co.MAYO.

_________________
Hullooo back everyone !!! L'irish est de retour avec un petit peu plus de vocabulaire....the back of the most odd dubliner...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

Légendes Irlandaises

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
THE IRISH PUB :: L'Irlande :: Traditions, Sport et Autres Arts-
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet